Harcèlement
moral au travail
Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité,
s'est dite, à l'Assemblée nationale, favorable
à une proposition de loi sur le "harcèlement
moral" des salariés au travail, qualifiant d' "inacceptables"
les pratiques de ce type «
de
la part d'une hiérarchie ou d'une direction
».
La ministre de l'Emploi s'était déclarée
«
extrêmement choquée par les pratiques
de l'usine Daewoo qui ont d'ailleurs donné lieu
à une médiation et à une intervention
de l'inspection du travail ».
« Cette usine,
a-t-elle ajouté,
mettait les salariés à leur retour
d'un accident du travail ou d'un arrêt maladie,
entre quatre murs, sans affectation, et sans prendre en
compte leur qualification, clans le simple objet de les
humilier ».
Martine Aubry a également cité l'enquête
sur les conditions de travail faite en 1998 par l'INSEE
et son ministère, montrant que «
cette charge mentale et ces pressions s'accroissent,
puisque 60 % des salariés contre 45 % il y a sept
ans, craignent des sanctions et s'angoissent et qu'un
salarié sur quatre déclare manquer de temps
pour faire son travail ».