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Clarisse a 27 ans. Petite blonde aux cheveux courts,
yeux myosotis, teint diaphane. « Avec une
pêche d'enfer... jusqu'à mon hospitalisation.
» Munie de solides diplômes, elle travaille
trois ans aux Etat-Unis avant de rentrer en France
pour travailler dans une importante entreprise de
travaux publics. « Au début, on appréciait
que je sois bilingue, rapide, gaie. J'étais
sous les ordres d'un homme épatant qui s'est
montré d'une incroyable patience. Il me traitait
comme sa fille. Huit mois après mon arrivée,
il est parti à la retraite et l'on m'a offert
son poste. Je ne pouvais pas refuser. Les ex-collègues
que j'allais devoir commander ont vu ma promotion
d'un mauvais oeil. Ils ont d'abord raconté
que j'étais lesbienne parce que j'avais les
cheveux courts. Quand je les ai fait repousser,
ils ont dit que j'étais prête à
profiter de la promotion canapé. Ensuite,
ils se sont mis à ouvrir mon courrier, à
enfoncer des chewing-gums dans la serrure de ma
voiture, à m'appeler chez moi la nuit. Mon
supérieur ne voulait rien entendre. Un jour,
ils ont saboté un contrat que j'avais mis
deux mois à décrocher. J'ai été
accusée de négligence et l'ont m'a
retiré le dossier. Je multipliais les erreurs,
je ne dormais plus. J'ai demandé à
partir. La direction a refusé de me verser
la moindre indemnité. Elle m'a supprimé
ma secrétaire et interdit de m'occuper du
moindre client. Un lundi, j'ai trouvé un
de mes camarades de promo assis à mon bureau.
On lui avait donné mon poste. J'ai jeté
l'éponge et cherché ailleurs. Impossible
de décrocher le moindre entretien tant mes
anciens employeurs me « plombaient ».
Six mois plus tard, j'étais en cure de sommeil.
Aujourd'hui, j'intente une action auprès
des tribunaux pour harcèlement moral. Tant
pis pour ma réputation. »
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