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Les
contrôles du directeur provoquent la grève
Commentaires
de HMS : Certains employés de cet hôpital
nous avaient déjà confiés leur
dossier avant cette affaire.
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Le
personnel de nuit du service psychiatrie de l'hôpital
Albert-Chenevier a décidé hier de se
mettre en grève jusqu'à lundi. Cinq
infirmiers et aides-soignants du service viennent
en effet d'apprendre, par courrier recommandé,
qu'ils travailleraient de jour et non plus de nuit.
Une « sanction » qui ferait suite à
une visite surprise du directeur, le 13 décembre
dernier, à 4 heures du matin. Ce dernier aurait
surpris certains agents dans un profond sommeil...
Une attitude qu'il n'aurait sanctionnée que
deux jours plus tard.
«
Vous avez déjà vu un directeur trouver
ses employés qui dorment et partir sans rien
dire ? », se demande, dégoûté,
le personnel du service. C'est du moins ce qui semble
s'être passé même si Cécile
Chevance, directrice par intérim pendant
les vacances du directeur, évoque seulement
« un manque de surveillance et de vigilance
». Pourtant, « elle nous a dit clairement
que ces mesures avaient pour but de sanctionner
les agents suite à cette affaire »,
déclare un responsable syndical.
«
Nous sommes gênants... on veut nous remplacer
»
« Sanction », le mot est lancé
mais personne ne le trouve écrit nulle part,
ni dans une note ni dans le courrier annonçant
le changement d'horaire. Pour Cécile Chevance,
un peu embarrassée: « Cette mesure
ne concerne qu'une partie de l'équipe et
ne constitue pas, en terme juridique, une sanction.
» La direction promet donc de « réexaminer
chaque cas pour écouter la version de tous
les agents concernés ». Nous croyons
surtout que l'on veut dissoudre une équipe
soudée qui réagit face à des
conditions de travail très dures et parfois
à la limite de la sécurité.
» Le service, créé en 1997,
compte une centaine de lits. « La nuit, toutes
les angoisses ressortent et le travail est beaucoup
plus périlleux que le jour. Nous sommes au
mieux onze, et avec tous ces cas psychiatriques
à gérer comment voulez-vous dormir
? », rétorque le personnel qui n'a
au demeurant pas aperçu le directeur pendant
sa fameuse visite. « Nous sommes gênants,
c'est la seule raison. On veut nous remplacer par
des jeunes, non titulaires et malléables
à merci. » Le préavis de grève
court jusqu'à lundi, date du retour de vacances
du directeur. Le personnel verra alors si ce dernier
revient sur sa décision où s'il faut
étendre le mouvement à l'ensemble
de l'hôpital.
V.G.
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