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L'entreprise
alsacienne Fischer Rosemount, filiale d'un groupe
américain, a été condamnée
à verser une indemnité de 400.000
F (60.980 EUR) à une ancienne salariée
licenciée après avoir été
victime pendant 18 mois de harcèlement moral,
a-t-on appris samedi de source syndicale à
Mulhouse (est de la France).
Le
jugement a été rendu par la cour d'appel
des prud'hommes de Mulhouse le 11 octobre, mais
l'union syndicale CFDT Mines-Métallurgie-Alsace,
à l'origine de la plainte, a attendu pour
le publier d'avoir la certitude qu'il n'y aurait
aucun recours en cassation.
La
victime est une secrétaire âgée
de 40 ans, avec plus de 20 ans d'ancienneté
dans la société Fisher Rosemount (pièces
détachées, métallurgie) de
Cernay (Haut-Rhin), a indiqué à l'AFP
Rose-Marie Levieux, juriste de la CFDT qui a constitué
le dossier.
Elle
s'était plainte d'avoir subi pendant 18 mois
des "menaces, chantage et harcèlement
de tous ordre" de la part d'un chef de service
qui n'était pas le sien, avant d'être
licenciée pour faute grave. Son propre chef
de service n'était pas intervenu pour la
protéger, mais il avait constitué
un dossier contre elle pour justifier son licenciement
(50 fautes enregistrées sur son ordinateur).
La
cour d'appel a qualifié les faits de "méthodes
intolérables utilisées contre la salariée",
selon la même source.
La
direction de l'entreprise n'a pu être jointe
samedi.
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