HARCELEMENT MORAL STOP
Dépêche AFP du 07/06/2002
 
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Les accusations de harcèlement enveniment le climat à la chambre de
commerce de Montpellier

MONTPELLIER, 7 juin (AFP)

Le climat à la chambre régionale de commerce et
d'industrie de Montpellier (CRCI) est pourri depuis six mois par les
accusations mutuelles de harcèlement moral entre la directrice générale et la majorité des salariés.

Une quinzaine des 24 employés ont débrayé vendredi matin pour obtenir du président Jacques Talmier qu'il ouvre le dialogue qui résoudrait le conflit.

Ils réclament aussi la réintégration des deux délégués syndicaux et des deux représentants du personnel suspendus "à titre conservatoire" le 21 mai pour avoir "bafoué des règles essentielles au fonctionnement et à l'image de la CRCI".

Mi-mai, Maria Correa Sotomayor, directrice générale depuis 1997, a porté plainte devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour "harcèlement moral" contre les quatre salariés mis à pied qu'elle estime responsables d'une "campagne de dénigrement" à son égard.

En novembre, un collectif de 29 personnes (salariés, retraités de la CRCI, membres de leur famille) a adressé au ministère de l'Industrie, tutelle des chambres de commerce, un rapport comprenant 19 témoignages dénonçant le harcèlement pratiqué, selon eux, par la cible de leur courroux depuis son
recrutement.

Outre les "insinuations malveillantes", "insultes, humiliations", "surcharge de travail" et autres "abus de procédures", les attestations la mettent en cause pour la multiplication des arrêts de travail de longue durée depuis 1997, les "dépressions", "crises de psoriasis" et "troubles auditifs", voire un cancer et un arrêt cardiaque ayant entraîné le décès d'un des salariés.

Pour Me Jean-Robert Phung, l'avocat de Mme Sotomayor, celle-ci s'est juste rendue coupable d'avoir rempli sa mission: redresser la situation financière et redynamiser une institution en perte de vitesse.

"En imposant une nouvelle rigueur dans la gestion notamment des notes de frais et des emplois du temps, elle a bouleversé les bonnes vieilles habitudes d'une minorité, mais entretient d'excellents rapports avec tous les autres", explique Me Phung qui dénonce une "véritable stratégie stalinienne affectant terriblement" sa cliente.

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