Harcèlement Moral Stop

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Le Parisien (3 Janvier 2001)

Les contrôles du directeur provoquent la grève.

Hôpital de Créteil

Le personnel de nuit du service psychiatrie de l'hôpital Albert-Chenevier a décidé hier de se mettre en grève jusqu'à lundi. Cinq infirmiers et aides-soignants du service viennent en effet d'apprendre, par courrier recommandé, qu'ils travailleraient de jour et non plus de nuit. Une "sanction" qui ferait suite à une visite surprise du directeur, le 13 décembre dernier, à 4 heures du matin. Ce dernier aurait surpris certains agents dans un profond sommeil... Une attitude qu'il n'aurait sanctionnée que deux jours plus tard.

"Vous avez déjà vu un directeur trouver ses employés qui dorment et partir sans rien dire ?", se demande, dégoûté, le personnel du service. C'est du moins ce qui semble s'être passé même si Cécile Chevance, directrice par intérim pendant les vacances du directeur, évoque seulement "un manque de surveillance et de vigilance". Pourtant, "elle nous a dit clairement que ces mesures avaient pour but de sanctionner les agents suite à cette affaire", déclare un responsable syndical.

"Nous sommes gênants... On veut nous remplacer".

"Sanction", le mot est lancé mais personne ne le trouve écrit nulle part, ni dans une note ni dans le courrier annonçant le changement d'horaire. Pour Cécile Chevance, un peu embarrassée : "Cette mesure ne concerne qu'une partie de l'équipe et ne constitue pas, en terme juridique, une sanction". La direction promet donc de "réexaminer chaque cas pour écouter la version de tous les agents concernés". "Nous croyons surtout que l'on veut dissoudre une équipe soudée qui réagit face à des conditions de travail très dures et parfois à la limite de la sécurité". Le service, créé en 1997, compte une centaine de lits. "La nuit, toutes les angoisses ressortent et le travail est beaucoup plus périlleux que le jour. Nous sommes au mieux onze, et avec tous ces cas psychiatriques à gérer comment voulez-vous dormir ?", rétorque le personnel qui n'a au demeurant pas aperçu le directeur pendant sa fameuse visite. "Nous sommes gênants, c'est la seule raison. On veut nous remplacer par des jeunes, non titulaires et malléables à merci". Le préavis de grève court jusqu'à lundi, date du retour de vacances du directeur. Le personnel verra alors si ce dernier revient sur sa décision où s'il faut étendre le mouvement à l'ensemble de l'hôpital.

V.G

Commentaire HMS : Certains employés de cet hôpital nous avaient déjà confiés leur dossier avant cette affaire.

 

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